Côte d’Ivoire : la confusion économique et financière se poursuit

Publié le par Nav

Sgbci siègeFaut-il honorer leurs obligations fiscales ? Quels moyens de paiements faudra t-il utiliser ? Où trouver l’argent ? Voilà en substance des questions qui taraudent les chefs d’entreprises en Côte d’Ivoire. Et la confusion, la peur et la panique se généralisent de jour en jour.

Au moment où la Confédération des entreprises de Côte d’Ivoire croit savoir sur lequel des pieds doivent danser les chefs d’entreprises après la fermeture des banques, la réduction des capacités de production des entreprises et les déficits structurels que cela impliquerait, une note de service datée du 1er mars 2011 émanant de la Direction Générale des impôts vient de prendre des dispositions particulières pour la « facilitation » des opérations à ses guichets. Désormais les opérations aux guichets des services fiscaux devraient se faire en espèces. Pour se faire, des aménagements ont été opérés sur l’application des articles 373 et 98, respectivement du Code général des impôts et du Livre de Procédures fiscales. Aux termes des articles précités, les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition (RNI ou RSI) avaient l’obligation d’acquitter leurs impôts par chèques bancaires. Ces mesures viennent d’être suspendues pour une durée de 6 mois allant du 1er janvier au 30 juin 2011.

Malheureusement elles ne règlent qu’en partie les problèmes rencontrés par les entreprises. Ces problèmes ont pour noms : le manque d’intrants pour la fabrication des produits, l’interruption du circuit financier international pour les transferts aux fournisseurs, impossibilité d’échanges commerciaux avec les partenaires internationaux, blocage des fonds dans les banques et institutions financières fermées. Autant de questions qui n’ont pas encore de début de solution et qui hypothèquent l’existence des entreprises ivoiriennes et partant menacent sérieusement les fondements de notre économie.

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