L'Afrique doit se développer

Publié le par OUATTARA Navaga

Invité dans le cadre du Programme de Renforcement des capacités du personnel (MIRI) du ministère de l’Economie et des Finances, Jean Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français, a expliqué le rôle du fonctionnaire dans l’action gouvernementale en faveur de la population. C’était le samedi 26 novembre 2011, à l’espace CRRAE, sis au Plateau, dans le cadre des grandes rencontres.

«L’Etat, la Crise et le Citoyen ». Tel est le thème de la conférence développée par l’ancien Premier ministre français, Jean Pierre Raffarin et à laquelle ont pris part plusieurs personnalités ainsi que des agents du ministère de l’Economie et des Finances. En ce qui concerne l’Etat, le conférencier a dit que sa responsabilité est grande. Car, c’est à lui qu’incombent la sécurisation et la protection des citoyens. Partout, dans le monde où il y a eu des crises, poursuit-il, l’Etat a toujours été le premier secours. Parce que c’est de sa responsabilité ‘’de mettre de l’ordre, d’organiser les citoyens en créant les conditions de la réconciliation’’. Comme cela se fait aujourd’hui en Côte d’Ivoire, à travers la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr) que dirige l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny. Raison pour laquelle, il a dit : ‘’la crise appelle l’Etat’’. Parlant toujours de la responsabilité gouvernementale, il a pris l’exemple de la crise financière intervenue aux Etats-Unis, où les pays les mieux organisés s’en sont bien sortis. Certains en ont même tiré profit. Dans la dernière partie de son intervention, Jean Pierre Raffarin a souligné les attentes des citoyens vis-à-vis de l’administration. Parlant ainsi des attentes, le conférencier a relevé quatre défis qui s’imposent à l’administration. Le premier défi, relève-t-il, a trait au partage de l’intérêt. En effet, l’administration doit se mettre au service du citoyen. Ce qui suppose l’existence d’une équipe managériale qui travaille pour l’intérêt général. Pour ce faire, il faut avoir un manager, un esprit. C’est-à-dire quelqu’un qui a du coffre. Pour réussir un tel défi, Jean Pierre Raffarin a pris des exemples sur des personnalités qui ont de la légitimité, dont le Président Alassane Ouattara. Selon lui, le chef de l’Etat a non seulement la légitimité, mais a la capacité d’un leadership. Et cette capacité, explique-t-il, ‘’c’est d’avoir de la pensée et des idées. Deuxièmement, cette équipe managériale doit avoir la maîtrise de la complexité de ses tâches. Raison pour laquelle, conseille-t-il, ‘’il faut faire appel à la science du management. Troisième défi, Jean Pierre Raffarin préconise la fonction du management. Il s’agit d’un ensemble de politiques de conduite d’affaires à mener. S’agissant du quatrième défi, le conférencier a posé la problématique de l’exigence de l’éthique. Qui doit accompagner toutes les actions. Cela suppose qu’on dissocie l’action à la mission de l’administration. Pour Jean Pierre Raffarin, tout dépend de la capacité des leaders à avoir des idées et de la pensée. Ce qui signifie que chacun des maillons composant l’autorité gouvernementale doit jouer son rôle. Si cela est fait, il y a plus de chance de réussir. Jean Pierre Raffarin nourrit l’espoir de voir se développer la Côte d’Ivoire. «La Côte d’Ivoire aura un avenir mérité », conclut-il. Et le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby d’ajouter : «Nous allons le réussir». Selon l’argentier ivoirien, cette réussite méritée doit reposer sur des réformes judicieuses, dont certaines sont déjà en cours. L’objectif, selon l’argentier, c’est de tabler sur une croissance de 8%, voire 10 ou 12%. «C’est possible», a déclaré le ministre.

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