Le nucléaire, un danger que l’Afrique doit éviter

Publié le par OUATTARA Navaga

La question commence à tarauder les experts et les décideurs politiques africains mais aussi les bailleurs de fonds. Au lendemain de l’accident nucléaire, survenu au Japon, qui est devenu l’une des plus grandes catastrophes nucléaires après Tchernobyl en 1986, avec à ce jour des milliers de morts, plusieurs personnes irradiées et des sols contaminés au plutonium l’avenir de l’énergie nucléaire se joue en Afrique.Centrale nucléaire

Sur les 442 réacteurs nucléaires (pour production de l’énergie électrique) répartis dans le monde entier, seulement deux (2) sont situés en Afrique, précisément à Koeberg, en Afrique du Sud. Mais ces dernières années plusieurs pays africains ont manifesté le désir de se lancer dans la construction ou l’implantation de réacteurs nucléaires dans leurs pays pour endiguer une demande d’électricité de plus en plus forte. Le Sénégal, le Nigeria…, en Afrique subsaharienne, ont annoncé leurs ambitions. L’Egypte et la Tunisie se donnaient l’échéance 2020 pour la mise en production. L’Afrique du Sud à l’occasion de la dernière visite de son Président, Jacob ZUMA,  venait de conclure de nouveaux contrats avec des industriels français du secteur dont AREVA.

Même s’il faut reconnaître que cette énergie reste bon marché, l’analyse sereine des divers accidents survenus dans le monde (Etats-Unis, Suède, Espagne, Ukraine France…) fait clairement ressortir un manque de sûreté des installations nucléaires. A cela, il convient d’ajouter le problème perpétuel et récurrent du stockage des déchets hautement radioactifs.

Les sources d’énergie demeurent importantes en Afrique. L’Afrique subsaharienne (les zones sahélienne et des grands lacs)  reste indiscutablement une source de production énergétique importante à moindre coût. Il serait plus avantageux pour l’Afrique d’investir dans un projet comme celui d’un barrage hydroélectrique sur le fleuve Congo. Les populations africaines ne sont pas prêtes à gérer une catastrophe nucléaire à la japonaise ou à la Tchernobyl.

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