Nos inventeurs et la Propriété intellectuelle

Publié le par OUATTARA Navaga

J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le séminaire récemment organisé par l’Office Africain de la Propriété Intellectuelle (OAPI) ; loin de l’espoir, un sentiment d’amertume m’a envahi. Pour cause ? J’ai écouté nos créateurs africains dire qu’ils ne savaient plus à quel saint se vouer pour encaisser leurs dus au titre des droits d’auteurs. Le témoignage saisissant d’un chercheur ivoirien qui est dans l’attente de quelques dix millions de nos Francs depuis belle lurette pour exploitation publique de son invention. Rien ne pointe à l’horizon ; un réalisateur Burkinabé dont je n’ai retenu que le nom, YODA, est tout désespéré que l’acteur béninois qui s’égosillait pour se faire comprendre. Mais au fond, je me suis dit qu’il y avait un problème fondamental de méconnaissance de ces structures économiques et de leurs fonctionnement. Alors avant de vous présenter l’OAPI la semaine prochaine, il y a l’OIPI, l’Office Ivoirien de la Propriété Intellectuelle que je vous propose de découvrir. Voici pour vous quelques indications le concernant :

 

OFFICE IVOIRIEN DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE (OIPI)

L’office Ivoirien de la Propriété Intellectuelle, en abrégé OIPI est un établissement public crée par décret n°2005 – 112 du 24 février 2005, chargé d’administrer la propriété intellectuelle Il a pour mission :
- de favoriser les acquisitions de technologies et la recherche appliquée dans le domaine industriel ;
- de mettre à la disposition des inventeurs, des chercheurs, des centres de recherche son fonds documentaire constitué de brevets libres d’exploitation ainsi que les brevets tombés dans le domaine public ;
- de servir de point focal du fond d’aide à l’intervention et l’innovation technologique en vue du financement des projets de développement industriel soumis à l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) ;
- de promouvoir et gérer les activités nationales de Propriété intellectuelle en liaison avec l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) ainsi qu’avec tout organisme susceptible d’apporter assistance à la côte d’ivoire en la matière ;
- de protéger tous les titres de propriété intellectuelle tels que définis par l’accord de BANGUI et de combattre en liaison avec les services compétents toute contrefaçon et fraude dans le domaine ;
- d’initier la ratification ou la dénonciation des accords, des conventions, des traités bilatéraux, régionaux et multinationaux en matière de la propriété intellectuelle et de veiller à leur mise en application sur le plan national ;
- de contribuer à la représentation et à la défense des intérêts de l’Etat auprès des institutions internationales chargées de la propriété intellectuelle ;
- d’assurer le suivi des contrats de licence en rapport avec le droits de propriété intellectuelle conformément aux dispositions de l’accord de BANGUI ;
- de prendre toutes les mesures nécessaires pour enrayer l’exploitation illicite des titres de propriété intellectuelle ;
- de promouvoir l’exploitation des résultats de la recherche et de favoriser le transfert des technologies.

Publié dans Economie

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