Vers une ré-ouverture prochaine de l'ex-TRITURAF ?

Publié le par Nav

Certains groupes d’intérêt divergents avaient programmé sa mort après l’arrêt de ses activités en 2007. Elle est morte et est entrain de se réveillée après quelques batailles juridiques. La société de trituration  et de raffinage d’huile végétale(Trituraf) à Bouaké a été finalement rachetée en 2009 par Olhéol Industrie, un groupe français d’huilerie. L’opération de reprise d’activité dont le coût social aurait été estimé à 480 Millions de Francs CFA à induit des opérations d’investissement de plus de 3 milliards de FCFA que les partenaires du consortium (AFD, Société Belge d’investissement et Olhéol Industrie) se sont engagés à assurer.

Longtemps annoncé tambours battant, plusieurs fois ajourné, c’est finalement à la fin de ce mois de septembre que Olhéol Industrie va démarrer ses activités de production à Bouaké sous les regards des plus hautes autorités de l’Etat. L’entreprise prévoit de transformer à peu près 100 000 tonnes de graines de cotons en huile et aliments de bétails. La capacité optimale de ses infrastructures (plus de 200 000 tonnes) pourrait être atteinte très rapidement si les engagements de fourniture de matières premières sont respectés par ses partenaires techniques et commerciaux.

L’opération savamment piloté par M. Alexandre KEÏTA, Président du consortium a permis de sauver  immédiatement un peu plus de 40% des emplois stables de l’entreprise. Toute chose qui devrait ramener le sourire aux populations sinistrées de la ville bien que les perspectives globales du secteur ne sont pas toutes vertes. 

Il faut noter que le secteur de l’huile a connu une profonde restructuration. Depuis peu, de grands groupes malaisiens, leaders mondiaux, de la production d’huile sont sur le marché ivoirien. La société des huileries de Côte d’Ivoire a du céder ses activités à Sania. Les prix restent très indexés sur la volonté de ses majors dont Sifca pour l’huile de palme. La bataille de l’huile dans la zone UEMOA , avec le marché sénégalais en toile de fond, a commencé sans elles.

Espérons maintenant que se démarrage d’activité sonne le glas de la reprise économique et que les entreprises qui ont fait les beaux jours de la ville de Bouaké retrouvent leur santé pour le bonheur des bouakéens.

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